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| Histoire du JURA Alsacien |
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Territoire
situé à l'extrême sud de l'Alsace, ouvert sur la Suisse
et la Franche-Comté voisines, le Jura Alsacien se situe à
cheval sur les frontières naturelles, historiques et linguistiques.
Découvrez la noblesse du
passé du Jura Alsacien
La pré- et proto-
histoire
La
géologie karstique du massif, sa latitude comme la modestie de
son altitude, ont favorisé une occupation précoce des lieux
par les humains.
Les grottes préhistoriques de Réclère en Suisse voisine
comptent parmi les plus vastes et les plus impressionnantes d'Europe.
La grotte d'Oberlarg, plus modeste, a dévoilé les traces
d'occupation humaine parmi les plus anciennes d'Alsace.
Et puis il y a la grotte des Nains, à la limite de Bouxwiller et
de Ferrette, qui est encore plus petite mais bien à la taille des
lutins qui sont supposés la hanter.
Jules
César et les Rauraciens
Le
célèbre généralissime est-il venu lui-même
dans la région lors de la conquête des Gaules ? Un lieu-dit,
le "César Hof", pourrait le laisser penser.
En tout cas l'Empire romain a laissé de nombreuses traces dans
le Jura Alsacien : un réseau de voies, de villas, de bains romains
comme à Koestlach, et à proximité la ville de "Kaiser
Augst" (Augusta Raurica) près de Bâle.
Mais l'empreinte la plus forte et la plus durable de la période
romaine, et paradoxalement la moins visible, est la présence de
la frontière linguistique entre le roman (puis le français)
et le germanique (puis l'allemand) qui suit à peu de chose près
la ligne de partage des eaux entre le Rhône et le Rhin, du côté
de Levoncourt d'une part, d' Oberlarg d'autre part.
Une situation qui assure encore aujourd'hui à la région
l'avantage du bilinguisme.
| Charlemagne et la Lotharingie |
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Quand l'Empire de
ce "sacré Charlemagne" fut partagé entre ses
trois petits-fils à l'occasion du Traité de Verdun en
843, le Jura Alsacien comme toute l'Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté
et une partie de la Bourgogne, sont attribués à la Lotharingie,
le territoire intermédiaire entre la Francie et la Germanie,
ces deux ensembles qui n'auront de cesse de se disputer et de s'arracher
durant des siècles les anciennes possessions de Lothaire.
Au XIème siècle, le Jura Alsacien fait partie du Comté
de Montbéliard en Franche-Comté, lui-même issu
d'une partition du Duché de Bar - Pont-à-Mousson en
Lorraine.
Vers 1050, un Comte de Montbéliard serait venu à Ferrette
pour assister à la consécration par son cousin le Pape
alsacien Léon IX d'Eguisheim de la Chapelle Sainte-Catherine
près de la tour de guet. Un vitrail de l'Eglise paroissiale
de Ferrette relate cet épisode. |
Les
Ferrette (1105- 1324)
En
1105, les deux héritiers du Comte de Montbéliard décident
de se partager leurs possessions. Frédéric s'approprie les
terres alsaciennes et devient le 1er Comte de Ferrette. Il y fait édifier
son château en nid d'aigle sur un piton commandant les vallées
du Jura et les vallons du Sundgau.
Très vite, les Ferrette se taillent un domaine qui fera d'eux l'une
des plus puissantes maisons d'Alsace, tour à tour alliés
ou ennemis des empereurs, rois, évêques...avec des fortunes
diverses.
C'est de cette période de plus de deux siècles, où
le Comté est pratiquement un état souverain, que datent,
outre les châteaux et le bourg castral de Ferrette, les châteaux
de Landskron à Leymen, de Morimont à Oberlarg et de Liebenstein
à Liebsdorf, le château de Soyhères en République
et Canton du Jura (suisse), l'Abbaye de Lucelle fondée par Saint-Bernard
de Clairvaux à partir de 1124, l'Abbaye de Saint-Morand à
Altkirch, l'Eglise romane de Feldbach à moins de 5 km de Ferrette...
Sans oublier le château et la ville d'Altkirch, ni même la
ville de Thann située à l'entrée de la vallée
vosgienne du même nom, avec notamment sa collégiale Saint-Thiébaut.
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C'est
là qu'en 1324 prit fin la période des Ferrette avec le mariage de
Jeanne, fille aînée du dernier comte, avec Albert II de Habsbourg.
Après avoir gouverné directement le Comté jusqu'en 1330, à la mort
du frère aîné d'Albert II, le couple émigre en Autriche pour prendre
la direction de la Maison Habsbourg et devenir les ancêtres de tous
les Habsbourg, archiducs, rois, empereurs du Saint Empire Romain Germanique.
Après avoir établi leur capitale à Vienne, Jeanne († 1351) et Albert
II († 1359) se firent inhumer dans la Chartreuse de Gaming, à 80 km
de Vienne, où ils reposent encore. |
>>
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